Vous avez été admis! Et ensuite?

July 10, 2019 L'équipe objectifMD

Vous songez à aller en médecine et aimeriez savoir ce qui vous attend? Nous avons interviewé deux étudiants en médecine pour vous! Drôles et candides, nos étudiants ont su nous éclairer en répondant à toutes nos questions (« Qu’est-ce qui vous a le plus surpris des études en médecine? », « Qu’est-ce que vous auriez aimé faire l’été avant de commencer vos études? », etc.). Voyez pour vous-même!

Nota: Vous trouverez ci-dessous une transcription de la vidéo.

 

 


TRANSCRIPTION

[0:00] – [Elina]
Alors, bonjour tout le monde! Bienvenue à notre webinaire onboardMD. On est content de vous compter parmi nous ce soir. Bien, je vais me présenter, je me présente : Elina Pacu, je suis spécialiste des médecins en début de carrière chez MD. Qu’est-ce qu’on fait chez MD, en fait, on aide les médecins à travers le pays et les membres de leur famille à atteindre un bien-être financier. 
 
Je fais aussi partie d’une équipe qui est à l’intérieur d’un segment de début de carrière, donc, vraiment, ce qu’on fait : on fait juste vous accompagner tout le long de votre carrière pour s’assurer que lorsque vous commencez votre pratique, vous êtes en force! [rires] Que vous pouviez commencer ça comme il faut, et que vous soyez prêts. 
 
[0:42]
Alors onboardMD a commencé voilà quelques années, au sein d’une équipe d’innovateurs, ici chez MD. Ce qu’ils ont fait, ils sont allés sur le terrain, ils ont passé en entrevue plusieurs étudiants en médecine, et ils ont demandé quel était leur plus gros défi lorsqu’ils ont passé par le processus de… d’application pour être admis en médecine. 
 
C’était toujours la même question, la même réponse qui revenait, et c’était, en fait, que : « Je ne trouve pas l’information que je recherche. » Donc, vous connaissez la suite, mais c’est comme ça que onboardMD a commencé, et ça a été une plateforme où absolument toutes les ressources que les étudiants avaient besoin avant d’appliquer étaient déjà là-dessus. 
 
On prend de plus en plus d’expansion, un peu plus… à tous les semaines, à tous les mois, et bientôt on va avoir aussi une application mobile, que les gens vont juste avoir l’information au bout des doigts, donc ça va être quand même super intéressant.  
 
[1:35]
Alors, on va vous présenter une courte vidéo qui présente onboardMD. Donc pour ceux et celles qui nous écoutent, si vous êtes intéressés : voici la vidéo. 
 
[1:45] – [Voix hors champ]
Debout! Vous avez une carrière en médecine à planifier. C’est l’heure de chercher une faculté de médecine, de remplir des demandes. Vous devez aller en cours, faire vos examens, vos tournées, vos stages optionnels, puis d’autres examens. Vous devez demander une marge de crédit… dire que vous pensiez en avoir fini avec les demandes!
 
Et n’oubliez pas le jumelage du CaRMS : où allez-vous faire votre résidence, déjà? 
 
Enfin : vous exercez la médecine. Vous savez comment vous allez rembourser vos dettes, n’est-ce pas? Oui, il se peut que vous vous sentiez submergé au début de votre parcours en médecine. 
 
Mais vous n’avez pas à tout faire tout seul. La plateforme onboardMD, qui vous est offert par Gestion financière MD vous permet d’accéder en ligne aux outils et aux ressources dont vous avez besoin pour vous renseigner sur les différentes facultés de médecine du Canada et trouver celle qui vous convient. Avoir une vue d’ensemble de votre cheminement et garder à l’œil les étapes à venir. Profiter des conseils et de l’éclairage des médecins qui sont déjà passés par là. Et même communiquer directement avec des conseillers en mesure de vous offrir un soutien personnalisé. 
 
Que vous soyez un aspirant étudiant à la recherche de la bonne faculté de médecine, un étudiant en médecine qui veut financer ses études ou un résident sur le point de passer à la pratique, vous trouverez dans onboardMD tous les renseignements qu’il vous faut. 
 
OnboardMD : votre parcours en médecine commence ici. 
 
[3:22] – [Elina]
Alors, avant de commencer, j’aimerais premièrement féliciter tous ceux et celles qui ont été admis en médecine cette année et qui débutent à l’automne. La partie la plus difficile est finie, ou peut-être pas, on le sait pas : c’est la raison pourquoi on est ici aujourd’hui. C’est une partie qu’on va explorer un peu plus en détail avec Alexandra et avec Sarah. Donc… je me trouve en présence de deux étudiantes en médecine, Alexandra et Sarah. J’aimerais, euh… Bonjour les filles! [rires]
 
[Alexandra et Sarah]
Allô! [rires]
 
[Elina]
Alors je vais vous poser des questions que je dirais un peu difficiles à la fois, mais en même temps aussi intéressantes. C’est pas des questions que vous ne savez pas les réponses, ça c’est sûr et certain. Mais… sans plus tarder, on va commencer, je vais juste vous demander de vous introduire, dire qui vous êtes, comment… comment vous vous êtes rendues où vous êtes rendues en ce moment. Donc, euh…
 
[4:11] – [Sarah]
Après toi! [rires]
 
[Alexandra]
Bon! [rires] Moi, c’est Alexandra, je suis en troisième année de médecine, je finis dans trois semaines, là, donc, bientôt quatre. Et puis, j’étais une… J’ai fait ma médecine à McGill, pis j’ai commencé il y a, mon Dieu, maintenant quatre ans, avec l’année préparatoire, là, le Med-P, finalement, exact, oui, du cégep, donc ça ressemble à ça. [rires]
 
[Elina]
OK, cool! Sarah? 
 
[Sarah]
Bonjour, moi je suis en première année, bientôt en deuxième année de médecine, à l’Université McGill aussi…
 
[Elina]
Cool! 
 
[Sarah]
…puis avant ça j’ai fait un baccalauréat en biologie moléculaire et cellulaire à l’Université de Sherbrooke. 
 
[Elina]
OK! 
 
[Sarah]
Je viens tout juste de commencer le programme. 
 
[Elina]
Fait que c’est comme ton deuxième bac, techniquement. 
 
[Sarah]
Techniquement, oui. 
 
[Elina]
Techniquement, OK. Est-ce que toi, tu venais directement de cégep, ou…? 
 
[Sarah]
Oui! Oui, oui. 
 
[Elina]
OK, donc de cégep, puis de… un autre diplôme avant. Très intéressant. Alors pour commencer, est-ce qu’il y avait une chose que vous auriez aimé savoir avant de commencer votre parcours en médecine? Est-ce qu’il y avait la chose que vous vous dites, que vous vous êtes déjà dit : « J’aurais tellement aimé savoir ça que je débute »? 
 
[Alexandra]
Ouf! On pourrait faire un vidéo là-dessus, là! [rires]
 
[Sarah]
Oui!
 
[Alexandra]
Ben je, vas-y, si t’as…
 
[Sarah]
Euh, quelque chose qu’on m’a dit cette année et qui m’a beaucoup aidée, c’est… parce qu’on est tellement habituées de devoir performer beaucoup, autant pendant le programme que avant le programme, pour pouvoir accéder à un programme contingenté comme ça, que on se met beaucoup d’anxiét-… ben, de… 
 
[Elina]
De pression… hum hum! 
 
[Sarah]
…de pression, on veut performer, on veut être bons, pis je me suis fait dire : « C’est un programme compliqué, Sarah, il y a beaucoup, il y a beaucoup de volume d’information à assimiler, mais tes notes reflètent pas le docteur que tu vas être plus tard. T’as pas besoin d’avoir 100 % pour être un excellent médecin. Il faut juste donner le meilleur que t’as présentement, à chaque jour, dans le fond. » 
 
[Elina]
OK, c’est cool. 
 
[Alexandra]
Oui, c’est… je… j’allais dire pas mal la même chose, la médecine, c’est… c’est plus un marathon qu’un sprint, là. 
 
[Sarah]
Exactement, oui. 
 
[Alexandra]
… donc, c’est vraiment de comme, tu sais, ménager son énergie, pis pas juste faire de la médecine pendant… toutes tes heures de la journée dans les premières années, parce qu’après, on se brûle quand on est rendus à la fin, tu sais, fait que, c’est de, de comme, ménager ses énergies pis… Parce qu’au fond, à la fin, tu te rappelles des moments que tu as passés avec des amis, avec des… des patients qui t’ont marqué, ces choses-là. Tu te rappelles pas le cours de… de la deuxième session de whatever, il était sur quoi. Donc, ça… 
 
[Elina]
Est-ce que… Est-ce que tu vois une évolution par rapport à qui tu étais en première année et qui tu es en troisième année? 
 
[Alexandra]
Oh oui! À 100 %, 100 %. C’est sûr qu’on, on mature beaucoup, mais tu sais, outre la maturation qui se fait, peu importe le programme, là… Bien c’est de l’apprentissage… de la vie, quasiment. Ça fait un petit peu cliché, là, mais… 
 
[Elina]
Non, non! 
 
[Alexandra]
…on accompagne les gens dans la maladie, dans des bonnes nouvelles, dans des mauvaises nouvelles, dans… dans beaucoup de choses, pis on a le privilège, en tant qu’étudiants…
 
[Elina]
Ouais. 
 
[Alexandra]
…de les accompagner là-dedans, donc c’est quelque ch-… c’est un, je trouve, un parcours qui est vraiment… euh… humbling. Qui est… Ah, j’ai pas le mot! [rires]
 
[Elina]
Enrichissant…
 
[Alexandra]
Enrichissant, oui, je dirais. Oui, j’ai pas le mot en… en anglais.  
 
[7:32] – [Sarah]
Mais même au terme de ma première année, je sens que j’ai beaucoup cheminé, par rapport aussi à l’anxiété de performance, mais aussi par rapport à nos premiers contacts avec la mort, par exemple, avec les laboratoires d’anatomie et dans différents… autres aspects, nos premiers contacts avec les patients, même en première année…
 
[Elina]
Hum, hum. 
 
[Sarah]
…donc déjà, il y a un cheminement qui se fait rapidement dans le programme. 
 
[Elina]
Est-ce que tu vois une différence par rapport au fait que tu as déjà eu un peu plus de… background, si on pourrait dire comme ça, à ton bac antérieur? Ou c’est complètement nouveau… le programme de médecine, pour toi? 
 
[Sarah]
C’est différent, parce que… à cause de ce côté humain-là, que j’explore, que je n’avais pas du tout, en fait, dans une carrière plus en sciences… de base, dans le fond…
 
[Elina]
Appliquées. 
 
[Sarah]
Appliquées, exactement. 
 
[Elina]
OK.
 
[Sarah]
Mais c’est sûr que j’arrivais déjà avec un certain bagage de connaissances et de techniques d’étude qui, peut-être, m’ont avantagée dans mon programme pour cette première année. 
 
[Elina]
OK. [pause] Très cool! Je pense qu’on est prêts [rires] à continuer. Une autre question, pis peut-être vous l’avez comme… déjà répondue par la réponse que vous venez de me donner, mais qu’est-ce qui vous a surpris le plus, jusqu’à maintenant? Depuis… depuis le moment quand vous avez été acceptées en médecine, rentré dans le programme, le cheminement que vous avez fait, et puis jusqu’à aujourd’hui : est-ce qu’il y a une chose qui vous a frappées plus que d’autres? 
 
[9:07] – [Alexandra]
Pour ma part, moi j’ai été plutôt surprise, je dois avouer, par le programme en tant que tel, pis les gens qui étaient dans mon programme. Mon histoire, c’est que j’ai pas été acceptée dans les autres universités, donc les universités…
 
[Elina]
OK. 
 
[Alexandra]
…francophones, puis j’ai été acceptée directement à McGill. 
 
[Elina]
OK. 
 
[Alexandra]
Puis je m’étais dit : « Ah, mon Dieu…! » [rires] Étant ultra francophone [rires], je m’étais dit : « Ah, seigneur… Ça va être… Ça va être des gens un peu… tu sais, plus comme… sérieux, plus à leur affaire… » Tu sais, moi je suis un petit peu comme tête folle, puis… je sais pas, je résonnais plus avec l’esprit, bon « Sherbrooke » que « McGill ». Je me disais : « Quel… Dans quoi je m’embarque? », mais finalement j’ai vraiment été surprise à quel point les gens dans ma classe sont absolument exceptionnels, puis à chaque jour, je rencontre des, des collègues, je parle avec des collègues, des amis dans ma classe qui me surprennent énormément, pis ça c’est… c’est super inspirant. Fait que ça, je dois avouer que ça m’a vraiment surprise. Juste le… l’atmosphère d’entraide qu’il y a… bien à McGill, puis j’imagine dans les autres, dans les autres écoles aussi…
 
[Elina]
Dans les autres écoles…
 
[Alexandra]
Ouais, ouais.
 
[10:09] – [Sarah]
Ça allait exactement dans le même sens, puis ça va peut-être répondre à une question qui allait être posée plus tard, par rapport au fait qu’on entend souvent que la médecine, c’est un domaine compétitif… 
 
[Elina]
Oui. 
 
[Sarah]
…mais en fait, à McGill – je peux pas parler pour les autres universités –, mais c’est tout le contraire, étant donné que c’est un système de passage ou échec (plutôt qu’un système de notes), ça facilite beaucoup l’entraide. On se partage les notes ensemble, c’est vraiment une atmosphère qui m’a vraiment… qui est vraiment agréable, qui m’a surpris, dans le fond. 
 
[Elina]
C’est plus de la collaboration, finalement.
 
[Sarah]
Tout à fait. Puis ça reflète aussi notre futur emploi, dans le fond, sur le marché du travail, qui est très collaboratif. 
 
[Elina]
C’est quand même… C’est quand même intéressant, parce qu’on entend beaucoup de… On entend beaucoup de choses, finalement qu’on… qu’on pense qu’elles sont vraies, mais je pense que parce qu’on généralise trop, en bout de ligne…
 
[Alexandra]
Oui. 
 
[Elina]
Je suis contente d’entendre que c’est pas le cas! 
 
[Alexandra]
Oui, les préjugés sont faux! [rires] 
 
[11:05] – [Elina]
Oui, exactement! Alors, une question un peu plus, euh… un peu plus « libre à vous de… de me dire ce que vous voulez », mais… Décrivez-moi, mettons, une journée typique, ou une semaine typique d’un étudiant. Imaginez-vous… on a nos… notre audience qui est en train de nous écouter en ce moment puis, ils se demandent : « Ça a l’air de quoi, une semaine typique d’un étudiant en médecine? Ça va avoir l’air de quoi quand je vais commencer ma première session, ma deuxième session…? »
 
[Sarah]
Bien, pour la première session, souvent c’est la… – bien, souvent… pas mal toujours [rires] – l’avant-midi, c’est des cours magistraux en présentiel. Il y a aussi des personnes qui préfèrent regarder les cours à la maison, parce que tous les cours sont enregistrés…
 
[Elina]
…enregistrés.
 
[Sarah]
…donc ça… les gens y vont avec leurs méthodes d’étude qui leur conviennent le mieux. Et l’après-midi, c’est différents types d’activités éducatives comme les laboratoires d’anatomie, où on fait les dissections, ou les laboratoires d’histologie… Ou d’autres fois, c’est des… on appelle ça des small teaching groups, ou des pe-… où on se rencontre en petits groupes, dans le fond, avec un tuteur, puis on discute des cas cliniques, pis ça met en pratique la théorie qu’on apprend les… le matin, en d’autres mots. Fait que ça ressemble…
 
[12:14] – [Elina]
Fait que en dehors de l’école…
 
[Sarah]
En dehors de l’école…! [rires] 
 
[Alexandra]
Hum hum! 
 
[Elina]
…ça a l’air de quoi, une semaine typique? 
 
[Sarah]
En dehors de l’école… Bien, je me… je me suis impliquée dans différentes activités par rapport à l’école aussi…
 
[Elina]
Oui! [rires] 
 
[Sarah]
…pendant l’année, comme le Talent show, où on s’est impliqué pour faire la… en fait, une chorégraphie de danse, et puis ça ramassait des fonds pour une bonne cause. Je me suis impliquée aussi en recherche un petit peu. C’est sûr que, à la fin de la semaine, j’essaie de prendre du temps pour… pour moi, passer du temps avec mon copain, ma famille… Mais c’est sûr que… faut pas se mentir : la majorité de mon temps, c’est « je suis chez nous, le soir, à étudier », plus que faire d’autres types de loisirs. 
 
[Elina]
J’imagine que vous n’avez pas des tra-… des emplois à temps partiel ou quoi que ce soit. 
 
[Alexandra]
Non. [rires] On en avait…
 
[Sarah]
J’ai fait l’erreur… [rires]
 
[Alexandra]
Ouin, c’est ça! 
 
[Sarah]
J’ai fait l’erreur, comme plusieurs d’entre nous, d’avoir un emploi à temps partiel, que j’ai abandonné au mois de… janvier. [rires]
 
[Alexandra]
Ouin… Moi aussi, moi j’avais déjà abandonné le projet, là, quand j’ai été acceptée en médecine. Je me suis dit : « Je vais, je vais me trouver d’autres projets, je ferai des choses… » Tu sais, comme, rendu là… l’argent, je sais que je vais en perdre [rires], donc, je me suis dit, je ne vais pas travailler, puis je vais passer mon temps à faire d’autres choses que, tu sais … que j’aime mieux que travailler, mais… Ça fait que… c’est dur. 
 
[Elina]
Ça mangeait beaucoup de votre temps qui était, j’imagine, très précieux pour étudier… pour faire d’autres choses à l’école? 
 
[13:39] – [Alexandra]
Ouais, ouais, ouais! C’est ça, exactement. 
 
[Elina]
Ou juste pour comme… rien faire, aussi. 
 
[Sarah]
Oui! [rires]
 
[Alexandra]
Rien faire… C’est pas assez parlé. De ne juste « rien faire ».
 
[Elina]
Oui! 
 
[Alexandra]
Les gens disent beaucoup : « Oui! Je vais faire du vélo! Je vais aller au gym! Je vais… boire une bière avec mes amis… » Puis, on fait tous ça, mais c’est correct aussi de juste « rien faire ». 
 
[rires]
 
[Alexandra]
Puis c’est… c’est très, je pense que… Bien, je trouve surtout, comme, plus tard, là, dans mon cheminement, j’ai trouvé que comme, ça faisait juste du bien de partager avec les autres pis dire comme : « Ah, tu sais, je vais juste, rien faire. » Puis réaliser que tout le monde « fait rien », des fois…
 
[Elina]
Oui…
 
[Alexandra]
…pis c’est normal. [rires] 
 
[Elina]
Oui, juste recharger ses batteries…
 
[Alexandra]
Oui, exactement.
 
[Elina]
…juste avoir le temps… le downtime, comme on dit, là.
 
[Alexandra]
Oui, exact, exact.   
 
[14:19] – [Elina]
Oui, c’est… Ça c’est vrai qu’on… On est comme dans une… On vit, en fait, vite. Tout va vite, puis on veut… on n’a… on prend pas le temps de s’arrêter. Mais quand on le fait, c’est très… valorisant. [pause] OK! Très philosophique, notre discussion! [rires généralisés]!
 
[Alexandra]
C’est pas le but! 
 
[Elina]
Vous m’avez encore un peu répondu à ma prochaine question, mais on… Je voulais juste savoir en fait : comment est-ce que vous décrivez un peu l’aspect social de qu’est-ce que ça veut dire être en médecine? Est-ce que c’est important d’être impliqué dans les associations étudiantes, de s’être impliqué dans des causes qui vous tiennent à cœur, ou pas, ou je le sais pas… ? Est-ce que c’est quelque chose que les gens devraient s’impliquer ou devraient juste étudier plus, ou ça dépend? Dans le fond, ça peut dépendre aussi de chaque personne… 
 
[15:08] – [Alexandra]
Moi, la vie sociale qui entoure la médecine, c’est ce qui me fait vivre un peu, là, dans le sens... 
 
[Elina] [rires]
 
[Alexandra]
…j’adore la médecine puis c’est comme… ça me passionne vraiment, mais les gens qui sont… qui gravitent autour de ça, pour moi, sont vraiment le plus important. Non seulement les équipes de travail – tu sais, sur le, sur l’étage, avec qui on travaille, sur un étage de médecine interne ou quoi que ce soit, cette équipe-là –, mais aussi l’équipe qui est en dehors de ça, mes amis, mes amis qui sont hors de la médecine aussi, moi je suis comme… ils sont… je les adore parce que, ils me font décrocher aussi, pis je pense que c’est important de savoir décrocher. Parce que la médecine va toujours bouffer plus de temps de notre vie, pis c’est, c’est sain de juste pouvoir, tu sais, être capable de dire comme : « OK, non, ça, ça s’arrête ici. Puis je vais prendre du temps qui a aucun rapport à la médecine, puis… » Donc… le social : oui, très important. Je me suis aussi beaucoup impliquée dans ma première année : j’ai fait partie du MDSA – le conseil étudiant des Med-P –, organisé le fashion show… Mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait d’autre? J’ai fait partie d’IFMSA, j’ai organisé un gros événement international à Montréal l’année passée… Puis, ces temps-ci, j’ai remarqué [rires], d’ailleurs que, parlant d’implication là, que… c’est plus… j’ai juste high-yield… C’est plus… Comment on dit… Excusez… C’est quoi high-yield?
 
[Sarah]
Efficace? [rires]
 
[Alexandra]
C’est plus payant! C’est plus payant de faire des, de s’impliquer dans des choses qui nous tiennent vraiment à cœur…
 
[Elina]
Hum hum!
 
[Alexandra]
…puis qu’on va tenir jusqu’au bout que de s’impliquer un peu… 
 
[Elina]
Dans n’importe quoi.
 
[Alexandra]
…n’importe… exactement, parce qu’on finit par regretter, plus avoir d’énergie, plus être motivé, puis ça, même si ça met une ligne dans son CV, ça vaut pas vraiment la peine en bout de ligne…  
 
[Sarah]
Hum, hum.
 
[Alexandra]
…parce que ça, ça ajoute de la culpabilité, puis ça ajoute un poids, là, aux études, qui est pas nécessaire du tout, tu sais. 
 
[17:10] – [Elina]
Je, je veux juste revenir à quelque chose…
 
[Alexandra]
Hum hum. 
 
[Elina]
« …ça met pas juste une ligne sur un CV » : est-ce que c’est quand même important que les gens bâtissent un peu cette espèce de CV avant de rentrer en résidence ou c’est peut-être pas quelque chose que ça prend du poids, en fait? Ou est-ce que vous… 
 
[Alexandra]
Vas-y. 
 
[Elina]
…ou est-ce que à l’école les gens vous disent que c’est important de vous impliquer, ou…?
 
[Sarah]
Ils nous disent : « Si vous voulez… » Il y a beaucoup, beaucoup d’opportunités à… pour s’impliquer, dans toutes sortes de domaines, puis… Dans le fond, on se fait dire : « Si ça vous intéresse, puis vous êtes passionnés puis vous allez mettre beaucoup d’énergie : faites-le. Mais si vous le faites juste pour avoir, justement, cette ligne dans le CV, ça va paraître, puis ça aura pas de plus-value, au final. 
 
[Elina]
Au final, oui. 
 
[Sarah]
Donc, si c’est pas quelque chose qui vous intéresse, vous pouvez vous impliquer autrement, par du bénévolat à l’extérieur des activités extracurriculaires ou par la recherche, vous impliquer d’une autre façon, mais l’important c’est vraiment que ce soit quelque chose qui vienne vous rejoindre, qui vous passionne puis qui va mon-… qui va faire que vous allez avoir… apprendre de nouvelles choses à travers ça. 
 
[18:15] – [Elina]
Que vous allez apprendre à travers ça. Est-ce que c’est important de s’impliquer à l’intérieur, ou aussi à l’extérieur, ou peu importe, finalement? 
 
[Alexandra]
Je pense que ça a aucune importance, honnêtement... 
 
[Elina]
Aucune importance. 
 
[Alexandra]
…je connais des gens qui ont été instructeurs de cirque…
 
[Elina] [rires]
 
[Alexandra]
…ce qui a pas rapport à la médecine ou quoi que ce soit, puis c’est tout ce que les gens lui ont demandé quand elle a fait ses entrevues de CaRMS, là… Tout le monde était intéressé par le fait qu’elle faisait du cirque professionnel, puis personne a vu qu’elle a fait de la recherche dans tel, tel, tel domaine, tu sais…
 
[Elina] [rires]
 
[Sarah]
Ça permet… Ça permet de se distinguer…
 
[Alexandra]
Aussi, exactement. 
 
[Sarah]
…puis au final, on en a parlé à des gens qui faisaient partie des comités de sélection, puis tout le monde a eu… se sont impliqué dans quelque chose, donc c’est vraiment comment qu’on en parle…
 
[Elina]
C’est important.
 
[Sarah]
…après ça, avec passion, que ça permet de nous distinguer. Mais peu importe si c’est à l’intérieur des murs de l’université ou à l’extérieur, faut juste le faire par passion. 
 
[Elina]
Faut juste le faire. 
 
[Alexandra]
Exact, oui. 
 
[Elina]
Alors le… la conclusion, c’est qu’il faut quand même que… que les gens s’impliquent dans quelque chose qui tient à cœur. 
 
[Alexandra]
Ouais, puis l’implication c’est pas nécessairement d’être dans un club ou quoi que ce soit. Ça peut être, je veux dire… ça peut être juste de… de pratiquer sa passion.
 
[Elina]
Oui, OK… Oui, ça j’ai jamais vraiment… 
 
[Alexandra]
Tu sais, les gens doivent pas aller above and beyond pour aller chercher LA ligne, ils peuvent juste être eux-mêmes, avec leur passion qu’ils ont probablement déjà…
 
[Sarah]
Hum hum.
 
[Alexandra]
…puis qui est probablement une des raisons pourquoi ils sont rentrés en médecine, right? 
 
[Elina]
Oui, oui. 
 
[Alexandra]
Donc, on est… J’imagine, comme… Les gens ils sont… Ils ont plein de choses qui sont pas juste d’être eux. 
 
[19:39] – [Elina]
Excusez-moi. Vous est-ce que vous avez des passions qui vous passionnent en dehors de la médecine, ou…? [rires]
 
[Sarah]
J’ai fait de la danse compétitive…
 
[Elina]
OK! 
 
[Sarah]
…que j’ai arrêté quand j’ai commencé mon baccalauréat, mais que j’ai retrouvée un peu cette année à travers le talent show, puis là, maintenant, c’est quelque chose que je veux réexplorer maintenant… 
 
[Elina]
Ah, cool!   
 
[Sarah]
…pour prendre du temps pour ça, parce que, comme qu’on disait, le temps libre qu’on a, faut vraiment l’utiliser pour faire des choses qu’on aime. Fait que je vais essayer d’écouter…
 
[Elina]
De… écouter… [rires]
 
[Sarah]
…mon propre conseil. 
 
[Alexandra]
Ouais, c’est ça, exact [rires généralisés]! Ce qui est plus facile à dire qu’à faire. 
 
[Sarah]
Ouin! 
 
[Elina]
C’est ça!
 
[Alexandra]
Oui, moi aussi, bien j’ai… j’avais des passions… Après… Je me suis blessée au dos, là… Fait que, j’ai fait de gymnastique pendant longtemps…
 
[Elina]
OK.
 
[Alexandra]
…puis je me suis blessée par la suite, donc… Côté, côté passions, ça a été un petit peu tranquille pendant un certain bout. C’est pour ça que je me suis plus impliquée vis-à-vis de l’école… Mais j’ai toujours été quelqu’un qui prend plein de projets. Dernièrement, je me suis dit : « Ah, je vais apprendre à jouer du ukulélé, pis apprendre à coudre… » Donc là, dernièrement, je couds, puis c’est ça…
 
[Elina]
Ça détend.
 
[Alexandra]
…ma passion pour le moment. [rires]
 
[Elina]
Cool! Donc… il manquait vraiment des ukulélés dans l’entrevue.
 
[Alexandra]
Oui, c’est ça, exact! [rires]
 
[20:56] – [Elina]
On va continuer, en fait, avec deux-trois questions aussi très générales, puis après ça on va… dive in vraiment dans les questions un peu plus… Je dirais pas difficiles, mais plus… plus proches de nos sentiments, si je pourrais dire comme ça. Mais en fait, vous m’avez déjà répondu si en médecine, vous avez pas le temps pour votre vie, pour la vie sociale en général, aller au gym, faire l’épicerie, sortir, voir vos familles…
 
[Alexandra]
Hum hum. 
 
[Sarah]
C’est facile de pas avoir le temps. 
 
[Elina]
C’est facile de pas avoir le temps. 
 
[Sarah]
Faut le prendre.
 
[Alexandra]
Faut le prendre. 
 
[Elina]
C’est ça, exactement. Donc c’est… c’est pas que les gens n’ont pas le temps, c’est que les gens choisissent de ne pas le prendre, c’est ça? 
 
[Alexandra]
Exact. 
 
[Elina]
Donc plus dans ce sens-là. On va la passer. Pis je pense que vous m’avez déjà dit, mais avez-vous des temps libres? Est-ce que vous vous trouvez des temps libres pendant la semaine, ou…? 
 
[Sarah]
Bien, pendant la première année, habituellement il y avait un après-midi par semaine de libre, mais en fait c’est plus de l’étude libre…
 
[Elina]
De l’étude libre [rires]!
 
[Sarah]
…que du vrai temps libre, là… 
 
[Elina]
Pour les gens qui débutent en médecine, ce serait quoi que vous leur… vous leur direz, pour se forcer un peu pour prendre du temps libre, parce qu’on sait comment… Moi je vous vois tous les jours pas mal à l’école, comment vous êtes vraiment impliqués dans absolument tout ce qui est études, tout ce qui est école, mais comment qu’on fait pour se dire : « Je prends du recul »? Comment est-ce qu’on fait pour saisir le moment, est-ce que y a d’autres ressources à l’école qui vous aident, ou est-ce que c’est plus les gens entre vous que vous vous dites « Eh, je pense que tu as vraiment besoin de cinq minutes », ou…? [rires]
 
[Sarah]
Bien, pour ma part, ce qui fonctionne c’est un peti-… de réserver du temps dans ton horaire, autant que tu réserverais du temps pour un rendez-vous ou pour aller au gym… Donc c’est très important d’étudier chaque jour, mais par exemple, chaque jour, j’arrête à telle heure puis je me garde une heure pour écouter la télé avant d’aller me coucher, ou quelque chose comme ça. 
 
[Elina]
OK. Donc tu te bloques? 
 
[Sarah]
Oui, puis… [rires] je pense que c’est vraiment l’organisation. Je suis peut-être un petit peu… « TOC », mais [rires] c’est comme ça que ça fonctionne pour moi. Parce que autant que c’est important de prendre du temps libre, autant que c’est vraiment important d’étudier un petit peu chaque jour, parce que c’est vraiment de cette façon-là que… qu’on peut assimiler le plus d’information possible. 
 
[23:15] – [Elina]
C’est un bon conseil. Je vais le prendre, ton conseil, moi! [rires]
 
[Alexandra]
Faudrait que je le prenne aussi, mais ça a jamais marché pour moi! [rires] Je suis pas quelqu’un qui étudie chaque jour, au contraire, je suis une grande procrastinatrice, pis ça a été, c’est… ça a toujours été… très difficile pour moi d’être assidue puis de bloquer… J’ai essayé : ça a duré… deux semaines! [rires] Autrement, moi, je me suis touj-… Moi c’est plus mes amis…
 
[Elina]
OK. 
 
[Alexandra]
…qui me ramènent à l’ordre un peu. Tu sais, je me suis toujours dit que mes amis allaient jamais passer après la médecine parce que, en bout de ligne, la médecine, ça va être un travail, puis je veux pas vivre pour mon travail, je veux travailler pour vivre. C’est pas de moi que ça vient, c’est de quelqu’un de plus intelligent que moi qui a dit ça [rires]! Mais ouais, non, mes amis : à chaque fois qu’il y a une bière en quelque part qui se donne ou… je sais pas, un événement… J’ai des amis qui jouent de la musique, donc à chaque fois qu’ils ont un show, j’y vais, puis je… je… j’en fais…
 
[Elina]
Est-ce que tu emmènes ton ukulélé? Non, non…! [rires]
 
[Alexandra]
Je suis pas rendue là, je suis pas rendue là…! Ça va très, très, très lentement, mon apprentissage [rires]! 
 
[Elina]
Mais OK, donc c’est intéressant de voir quand même la façon que vous prenez les deux du temps libre, un peu. 
 
[Alexandra et Sarah]
Hum hum! 
 
[Elina]
Donc… c’est très intéressant. 
 
[24:31] – [Sarah]
Je veux juste mettre un astérisque, là… J’ai dit « étudier tous les jours » : pas sept jours sur sept! [rires] J’ai une journée par semaine que (c’est le samedi), que je n’étudie pas. 
 
[Alexandra]
Wow. C’est… J’admire…
 
[Elina]
OK. 
 
[Sarah]
Sauf là, parce que ça va être les examens. Mais sinon, c’est important…
 
[Elina]
OK. Tu te donnes vraiment une journée…
 
[Sarah]
…une journée que j’essaie très fort de ne pas penser à l’école du tout. 
 
[Alexandra]
Wow… wow! 
 
[Elina]
OK! Très organisée…!
 
[Sarah]
Mais sinon le reste du temps j’étudie… Ouais, ouais. 
 
[Alexandra]
C’est vraiment impressionnant. Pour vrai, bravo [rires]! Je donnerais beaucoup pour avoir ton organisation. 
 
[25:00] – [Elina]
C’est cool. Je pense je… j’apprends vraiment des bons conseils! Moi aussi je vais les prendre. Je pourrai pas tant faire « je prends une journée pour ne pas travailler », mais… je vais y penser [rires]! Pour les gens qui débutent la médecine, et puis qui peut-être qui déménagent dans une nouvelle place ou ils viennent d’ailleurs, avez-vous des conseils comment ils pourraient se faire des nouveaux amis, ou comment explorer la ville…? Il y a souvent ce petit stress-là de déménager dans un lieu ou un emplacement où tu connais personne (ta famille est pas là, tes amis sont pas là)… Est-ce que les deux vous venez de Montréal, ou…? 
 
[Sarah]
Hum, non, bien je viens…
 
[Elina]
Plus ou moins? 
 
[Sarah]
…pas si loin que ça, là, je viens de Granby, quand même, là! [rires]
 
[Elina]
OK! [rires] 
 
[Sarah]
Mais… Je dirais, c’est vraiment de participer aux activités sociales qui sont organisées…
 
[Elina]
OK! 
 
[Sarah]
…par, soit l’association étudiante, ou par les gens qui organisent des partys. Souvent c’est là qui va, que les gens vont rencontrer… Et puis aussi, les initiations, si ça vous intéresse, il y a des options sans alcool aussi [rires]…! Mais c’est tout le temps une bonne opportunité de rencontrer des gens. Puis sinon, le programme lui-même est construit de façon à ce qu’on est séparés en petits groupes, comme j’expliquais, quand on revoit, quand on révise les cas ensemble en après-midi. C’est toujours les mêmes groupes, puis ça, le but de ça, je pense, c’est de développer une chimie entre les gens du groupe, pour que tout le monde soit vraiment à l’aise de discuter. Fait que ça fait que, ça facilite, dans le fond, de … d’avoir des amitiés proches dans le programme. 
 
[Elina]
De tisser des liens plus à long terme avec ces gens-là.
 
[Sarah]
Oui. 
 
[Elina]
Est-ce que vous restez toujours dans les mêmes petits groupes toutes les années, ou c’est juste par session? 
 
[Sarah]
Seulement pour le préclinique, donc…
 
[Elina]
Pour le préclinique, OK.
 
[Sarah]
…la première année et demie. 
 
[Elina]
OK, quand même. Toujours avec les mêmes gens, c’est cool. 
 
[Alexandra]
Puis ça reste. Moi je suis encore vraiment amie avec mes amis de small group, là, donc…
 
[Sarah]
La majorité des gens de small group, ça fa-… ils se voient à l’extérieur de l’école, ils font des soupers, ou toutes sortes d’autres activités. 
 
[26:55] – [Elina]
Extra-… Ah, c’est cool. Puis est-ce que… Je reviens un peu… Ce doit être un peu différent pour toi, parce que la troisième année, tu dois être plus dans… à l’hôpital, en ce moment, tu fais des rounds, plutôt que plus… 
 
[Alexandra]
Euh… c’était quoi la question, déjà? [rires]
 
[Sarah]
Pour se faire des amis…
 
[Elina]
L’histoire des amis, ouais. 
 
[Alexandra]
Ah, oui, l’histoire des amis, OK, OK, OK! Hum [hésitation]…
 
[Elina]
Est-ce que tu as comme laissé un peu la gang de préclinique, et que tu te retrouves maintenant dans un nouveau milieu, ou c’est, tu les revois, en fait… ces gens-là? 
 
[Alexandra]
C’est vrai que ouain, c’est… Le clerkship, c’est très spécial, dans le sens que c’est vrai qu’on se retrouve un petit peu isolés, on se retrouve tout seul ou à, en paire de deux qui change toujours à chaque rotation, puis on change de rotation chaque deux semaines ou chaque mois, donc le turnover est vraiment rapide, là…
 
[Elina]
OK.
 
[Alexandra]
Tu sais, je veux dire, la dernière année, elle s’est passée en un clin d’œil, j’ai rien vu [rires], tellement que ça va vite. Puis… Mais, en termes de, tu sais, mes amis que je me suis fait dans les premiers moments de Med-P ou de Med 1, je les ai toujours gardés, puis quand je les croise dans le corridor, c’est… c’est toujours comme…
 
[Elina]
C’est le bonheur!
 
[Alexandra]
Ouais, c’est le fun, ça fait un petit, un petit baume au cœur, tu sais. Mais autrement, c’est ça, participer aux activités, ça c’est sûr. Je viens de la rive sud aussi (à Longueuil–Saint-Lambert) là, donc je connaissais personne quand je suis arrivée à McGill. Mais juste, tu sais… Honnêtement, moi je me suis toujours dit : si je me sens pas super bien, pis mal à l’aise, pis gênée, bien il y en a plein d’autres qui se sentent comme ça, là! [rires] C’est con, mais c’est vrai. Fait que juste, honnêtement, sourire, puis aller dire « Allô! » aux gens, c’est, c’est comme le first step, puis…
 
[Sarah]
Hum hum! 
 
[28:37] – [Elina]
Faut briser la glace, un peu. 
 
[Alexandra]
Vraiment, ouais. Pas avoir peur de briser la glace, parce que c’est vrai que si tu le fais pas, il y a peut-être personne qui va le faire. Puis, tu le fais, puis tout le monde est content, donc… Ouais. [rires] 
 
[Elina]
C’est un bon conseil : briser la glace avec un petit sourire, c’est toujours bon!
 
[Alexandra]
Ouais, c’est ça. « Allô! Tu viens d’où? » C’est facile! [rires]
 
[Elina]
On va rentrer un peu plus dans les questions, comme je vous ai dit tantôt, plus proches de nos sentiments. On entend aussi parler souvent que c’est quand même stressant, être en médecine. Selon vous, quelle est la source de stress la plus importante pour… un étudiant/étudiante en médecine et comment… comment on fait pour la gérer le mieux possible? Parce qu’on pourrait jamais la gérer à 100 %, mais juste, comment on fait pour l’identifier, en fait, premièrement, comment est-ce qu’on le sait que, qu’elle existe, et comment on fait pour… la défaire, pour la gérer?   
 
[29:32] – [Sarah]
Bien ça revient un peu à ce que j’ai parlé plus tôt, en termes d’anxiété de performance…
 
[Elina]
Oui. 
 
[Sarah]
…c’est les exigences qu’on s’impose à nous-mêmes qui sont des fois démesurées et pas réalistes, donc ça c’est certainement quelque chose qu’il a fallu que je réalise, à réajuster mes… mes attentes que j’ai envers moi-même. Et ce qui est vraiment stressant, en fait, aussi, c’est que on est toujours évalués. Ch-… Pour comparer avec le cégep ou les autres programmes universitaires, c’est une session, ce qui est, comme… sur trois mois…
 
[Elina]
Hum hum. 
 
[Sarah]
…pis la majorité des gens commencent à être stressés mi-session ou vers la fin, mais médecine c’est comme une mi/fin de session à toutes les quatre semaines. [rires]
 
[Elina]
Ah, OK!
 
[Sarah]
Parce que dans le fond, ça fonctionne…
 
[Elina]
C’est par mois…? 
 
[Sarah]
…en blocs…
 
[Elina]
Oui. 
 
[Sarah]
…de trois, quatre, cinq semaines, donc il y a jamais de temps pour arrêter. 
 
[Elina]
Hum hum. 
 
[Sarah]
Donc, ça revient un peu à qu’est-ce qu’on disait tantôt, par rapport… C’est pas un ma-… C’est pas un sprint, c’est un marathon…
 
[Elina]
Oui, oui. 
 
[Sarah]
…donc il faut ajuster nos attentes pour être capables de toujours… de gérer notre stress, dans le fond, puis de performer à notre meilleur, dans le fond. 
 
[Elina]
Est-ce que tu penses qu’il y a plusieurs de tes collègues qui peuvent avoir aussi le même stress de anxiété de performance, ou est-ce que…?
 
[30:49] – [Sarah]
Oui! [rires] Bien, moi je suis convaincue que tout le monde qui sont en médecine ont un petit peu de ça en eux ou de perfectionnisme parce que c’est des gens qui veulent bien réussir puis c’est… le, le programme sélectionne un peu les, les gens qui performent bien, donc… Tout le monde a cette attention-là à vouloir bien réussir, mais… On peut, on peut bien réussir sans être… vouloir être parfait. 
 
[Elina]
Exactement. Mais pourtant ça revient un peu à ce que vous disiez tantôt : il y a beaucoup de collaboration aussi à l’intérieur, donc c’est peut-être comme ça de le gérer, puis de se dire « on collabore ensemble » au lieu d’être toujours comme plus en compétition, puis ça… C’est du travail personnel, j’imagine, à quelque part, là, c’est… 
 
[Sarah]
Oui. Puis, une des choses qu’on m’a dit qu’il m’a beaucoup aidée par rapport à ça, c’est que on se fait donner beaucoup beaucoup d’information à apprendre, mais on m’a dit que le programme est fait en spirale, dans le sens que on apprend la base, mais on va le revoir, on va le revoir, puis à chaque fois il y a des couches de complexité qui se rajoutent. Donc c’est normal de pas tout se… retenir du premier coup. Il faut se donner le temps d’apprendre. 
 
[Elina]
D’apprendre… C’est vrai. 
 
[31:59] – [Alexandra]
C’est vraiment bien dit, puis honnêtement, je… j’aurais voulu savoir ça [rires] quand j’étais en première année! Parce que c’est vrai, bien, on réalise au fur et à mesure, parce que c’est vrai qu’on peut pas vivre sur un stress qui est constant pendant un an et demi, ça se fait pas, là, donc… Il faut avoir des moyens, là, de gérer ça. Moi, ce que je me suis toujours dit, en effet, comme, j’ai abandonné de vouloir être parfaite… Je me suis dit… Si… si je suis là, c’est pour une raison, je suis pas, je suis pas une attardée, là… [rires généralisés], je vais, tu sais, je vais m’asseoir devant l’examen…
 
[Elina]
Je pense que t’es loin de…
 
[Alexandra]
…puis je vais être capable, tu sais… Mais c’est ça, on se dit comme… Je me suis [rires]… Je sais pas pourquoi je dis ça, ça a aucun sens, mais je disais à mes amis : « Si tu peux plus étudier puis que t’es plus capable, bien ça doit être que ton cerveau t’envoie des, des signes, là, psychiques, comme quoi t’es prêt. Juste, va te coucher, puis advienne que pourra, tu sais. » Puis honnêtement, ça a bien marché. Il y a des fois que j’ai vraiment pas assez étudié, puis je suis là, encore [rires], fait que… Faut vraiment, tu sais, je pense que les examens c’est… Oui, c’est très stressant, mais en bout de ligne… On retient pas tout, on retient presque, mon Dieu, je dirais, quoi? Le tiers de ce qu’on voit dans les cours, là? C’est incroyable comment c’est condensé, puis on apprend non seulement tu sais, la médecine comme, des débuts de la médecine, mais on apprend les avancées des derniers, quoi, cinq, dix ans…
 
[Elina]
Les recherches…
 
[Alexandra]
…qui sont en, tu sais… La médecine fait « ça » là, depuis des années, donc, c’est normal puis c’est correct de pas tout savoir, puis de pas tout comprendre. Donc si tu comprends pas comment le tubule… Je sais même plus comment il s’appelle… Descending tubules, là, puis c’est quoi les, les réce-… Voyons… les channels qu’il y a…. C’est pas grave! Va te coucher, fais pas une nuit blanche avant ton examen, ça vaut pas la peine. [rires]
 
[Sarah]
Oui.
 
[Alexandra]
Fait que ça, j’avoue que j’ai vraiment appris ça… sur le tard, là, de canceller les nuits blanches. Tu sais, je suis mieux d’avoir un cerveau reposé que de crammer toute ma nuit pour un examen. 
 
[Elina]
Toute la matière.
 
[34:06] – [Alexandra]
Oui. Puis, la différence, j’ai trouvé, entre le « préclinique » pis le « clinique », c’est que le stress est complètement différent, il y a plus vraiment d’examens. On a des progress tests, mais c’est, c’est pas vraiment noté, là, c’est juste, comme, ta progression personnelle, là…
 
[Elina]
OK. 
 
[Alexandra]
Mais c’est le stress de toujours faire bonne impression, de toujours sourire, arriver, être bon, mais on the spot : on va te poser une question, puis il faut que tu saches la bonne réponse. Puis là, si tu le sais pas, merde, tu sais… Mais c’est pas grave, ça non plus. Tu sais, c’est de juste dé-… démystifier un peu, ou dédramatiser – dédramatiser est plus le mot! – euh… le, le principe de, comme, bien paraître ou toujours bien performer pis être l’élève modèle, parce qu’on est pas… des robots. Puis c’est normal de juste, pas savoir la réponse des fois, ou de juste être vraiment fatigué une journée, ou d’être malade, à la limite. 
 
[Elina]
Oui. 
 
[Alexandra]
Euh, donc… C’est, puis c’est un stress qui est plus, tu sais, c’est longitudinal au lieu d’être comme ponctuel pour des examens, fait que je pense que c’est vraiment important, rendu en Med 3, ou… bien, à clerkship, finalement, d’être capable de gérer son stress. Puis, je pense que… tu sais, au-delà des examens, Med 1 puis Med 2 m’ont servi à me trouver mes propres outils pour gérer mon stress, parce que… Autrement, on toffe pas clerkship, moi j’ai des amis qui ont vraiment de la misère en ce moment avec leur stress, puis c’est quelque chose qui gruge à la li-… qui gruge, comme, au fur et à mesure…
 
[Elina]
Au fur et à mesure. 
 
[Alexandra]
…puis c’est pas drôle à voir. Faut, comme, trouver des…
 
[Elina]
Ce serait quoi…
 
[Alexandra]
…des outils. 
 
[Elina]
…quelques outils, mettons que vous pourriez donner à tous ceux qui vont écouter le, le vidéo, c’est quoi les outils qu’on peut gérer…? Faire du yoga, de la méditation, jouer de la musique…? Est-ce que ça revient plutôt aux passions qu’on disait, qu’on parlait tantôt? Est-ce que…
 
[Sarah]
Hum hum, je pense que oui. 
 
[Elina]
Qu’est-ce qui fonctionne? 
 
[35:55] – [Sarah]
N’importe quoi qui, qui réussit à éloigner… ta tête de la médecine. 
 
[Elina]
OK. 
 
[Sarah]
Puis, d’être organisé, parce que faut quand même que t’atteignes tes objectifs, mais faut que ces objectifs-là soient réalistes. 
 
[Alexandra]
Hum hum... Puis d’accepter aussi de prendre le temps off puis pas de culpabiliser après coup pour avoir pris ce temps off-là… J’ai beaucoup d’amis qui vont binge des Netflix pendant une journée [rires], puis là leur stress les rattrape parce qu’ils se disent : « Ah mon Dieu, j’ai rien fait pendant une journée. » Fait que ça, c’est comme un cercle vicieux, tu sais. Si tu décides de prendre une journée pour regarder Netflix : fine, fais-le. Mais dis-toi : « Je prends le temps pour le faire », puis culpabilise pas après parce que ça sert à rien. Ça rajoute du stress. 
 
[Elina]
Faut être conscient des conséquences, finalement…
 
[Alexandra]
Exactement. 
 
[Elina]
…mais faut pas se culpabiliser si on l’a fait. 
 
[Alexandra]
Puis je… Aussi, identifier d’où vient le stress, je pense que c’est une bonne technique. Moi j’ai remarqué, personnellement, j’avais beaucoup de stress d’anticipation : je stressais d’être stressée. 
 
[Elina] [rires]
 
[Alexandra]
Je stressais du lendemain, je stressais de si j’allais, j’allais… pas savoir telle ou telle chose, puis ce qui m’a aidée, c’est de me dire : « Je vais stresser quand il va falloir que je stresse. » 
 
[Elina]
Hum hum. 
 
[Alexandra]
Pas à l’avance…
 
[Elina]
…que ça arrive. 
 
[Alexandra]
…parce qu’au fond, je vais mettre mon énergie et non sur le stress de « si jamais il arrive quelque chose », mais sur quelque chose qui est un petit peu plus… bénéfique dans ma vie, à ce moment-là. Que de stresser d’être stressée. 
 
[37:20] – [Elina]
Bien dit! [rires] Bien dit! Je pense c’est pas mal le cas pour tout le monde, que les gens soient en médecine ou pas…
 
[Alexandra]
C’est ça, exact [rires]! Exact! 
 
[Elina]
Les gens, on… On stresse… En fait, on stresse pas mal tout le temps…
 
[Alexandra]
Ouais! 
 
[Elina]
…par anticipation de qu’est-ce qui pourrait arriver, pas parce que… ce qui est arrivé. 
 
[Alexandra]
Ça fait aucun sens! 
 
[Elina]
Non, effectivement! [rires]
 
[Alexandra]
On va juste vivre notre vie, puis, tu sais… [rires]
 
[Elina]
On va continuer, en fait, c’est la question que vous m’avez déjà répondue par rapport au programme, que souvent les gens, ils pensent qu’il est très très très compétitif… Puis, vous m’avez dit que vous vivez pas tant cette réalité face à vos pairs, parce que c’est vraiment plus… dans un milieu plus collaboratif, que vous travaillez, que vous étudiez ensemble…
 
[Sarah]
Et même au niveau… De ce que j’ai entendu – tu vas peut-être pouvoir confirmer –, même au niveau des rotations, des fois les gens, ils veulent… On pense qu’ils veulent caler les autres personnes pour pouvoir… mieux paraître pour les applications pour les CaRMS, mais les gens, ils recherchent des joueurs d’équipe, pas des gens qui vont rabaisser les gens autour d’eux, fait que…
 
[Elina]
Hum hum. 
 
[Sarah]
…même, si vous voulez une stratégie : être gentil avec les gens, c’est la meilleure des stratégies! [rires]
 
[Alexandra]
Ouais! 
 
[Elina]
C’est très bien dit! [rires] 
 
[Alexandra]
Vraiment, vraiment. J’ai, j’aurais tout plein d’histoires à raconter, des gens qui, qui sont super gentils avec des docteurs, puis qui sont super… pas gentils avec des infirmières par exemple, puis là, le…
 
[Sarah]
Les infirmières parlent…! 
 
[Alexandra]
Oui, c’est ça! 
 
[Elina]
Oui [rires]! 
 
[Alexandra]
Ça se sait. Tout se sait…
 
[Elina]
Oui, effectivement. 
 
[Alexandra]
…donc ça sert à de, comme, essayer de boxer ton, ton chemin vers… tu sais, vers une bonne évaluation, parce que ça va, ça va rattraper à un moment donné. Puis, de toute façon, c’est… Les gens avec qui tu travailles, c’est tes futurs collègues, c’est tes futurs…
 
[Elina]
Exactement. 
 
[Alexandra]
Tu sais, c’est les futurs gens que tu vas appeler quand tu sauras pas quoi faire avec un cœur parce que tu deales avec les, les reins, tu sais. 
 
[Elina]
Oui, oui. 
 
[Alexandra]
Fait que, c’est ça. C’est de penser un petit peu plus…
 
[Elina]
Parce qu’on avait parlé, c’est vrai, beaucoup, par rapport à la compétition dans la classe, ou…
 
[Sarah]
Hum hum. 
 
[Elina]
…comment c’était collaboratif, mais c’est vrai que t’as amené un bon point par rapport, tu sais, quand tu fais tes rounds, bien ça peut être aussi différents, euh… Différents types de collaboration, finalement. 
 
[Sarah]
Hum hum. 
 
[Alexandra]
Oui, vraiment. Vraiment. 
 
[Elina]
C’est très intéressant. Moi je suis super contente d’entendre ça, parce que maintenant je vais pouvoir dire à ces gens-là que, tu sais, ça, c’est pas vrai! [rires]
 
[Alexandra]
Non, mais c’est vrai, c’est très…! 
 
[Elina]
C’est pas vrai, ce que tu me dis! 
 
[Alexandra]
Oui, oui! 
 
[39:38] – [Elina]
Avez-vous déjà pensé en quoi vous aimeriez vous spécialiser? [rires]
 
[Sarah]
La question qu’on se fait dire… [rires]
 
[Elina]
La question qui tue! 
 
[Sarah]
…genre première... Jour un de médecine, tout le monde se pose cette question-là. Puis là, les gens commencent à angoisser déjà parce qu’ils le savent pas, puis c’est correct… Personnellement, je… J’aime tous les blocs que j’ai faits pour l’instant, donc… Je sais que je suis plus « médical » que « chirurgical »…
 
[Elina]
OK. 
 
[Sarah]
…donc pour l’instant, j’ai le goût de dire « médecine interne », mais je pense que l’attitude à avoir…
 
[Elina]
Ça peut encore changer… 
 
[Sarah]
…ce serait d’être… garder toutes mes… toutes mes portes ouvertes puis juste absorber toutes les expériences possibles, puis on verra rendu là. [rires]
 
[Elina]
…qu’est-ce qui va se passer, OK. 
 
[Alexandra]
Je suis vraiment d’accord avec ça, parce que j’aurais dit la même chose, j’aurais dit : « Oui, médecine de famille… Moi je veux une vie, moi je veux, euh… Tu sais, garder des bons… Juste faire du 9 à 5, j’adore la médecine, j’aime les gens… » Bon. Et j’ai adoré ma rotation de chirurgie. Donc, là je m’enligne probablement… Bien, j’ai tous mes electives, donc c’est fait, là! Je m’enligne, je m’enligne pour vrai [rires] vers obstétrique-gynécologie. Donc… C’est de la chirurgie, et aussi de la médecine, donc j’ai, comme, le meilleur des deux mondes. 
 
[Sarah]
Ouain…! 
 
[Alexandra]
C’est euh… Ouais, c’est une spécialité qui, qui m’attire beaucoup, mais j’aurais jamais, au grand jamais, pensé que je voudrais faire ça dans ma vie. Jamais. 
 
[Elina]
Je comprends. 
 
[Alexandra]
Je l’avais d’ailleurs…
 
[Elina]
Qu’est-ce qui…
 
[Alexandra]
Oups, vas-y! 
 
[41:05] – [Elina]
Qu’est-ce qui vous a fait… Peut-être… Qu’est-ce qui t’a fait, en fait, changer peut-être d’idée par rapport au jour un? Tu sais, tu disais les gens, ils rentrent jour un, puis ils se posent déjà la question, qu’est-ce qu’ils veulent avoir comme spécialité, puis il y en a qui vont peut-être garder le même thinking, mais qui vont sûrement changer. Est-ce que c’est une rotation que tu as fait avec un médecin que tu as beaucoup plus aimé, est-ce que c’est un mentor que t’as eu, est-ce que c’est les collègues, est-ce que c’est juste, peut-être juste le métier en tant que tel qui te passionne… par rapport à d’autres spécialités? Est-ce que c’est une accumulation de tous ces facteurs-là…? 
 
[Alexandra ]
Ouais! 
 
[Sarah]
All of the above! [rires] 
 
[Alexandra]
Ouais, ouais : all of the above, pour vrai! Oui, c’est pas mal tout ça, j’ai… On se parle beaucoup, bon, entre amis, entre collègues, puis on a vraiment réalisé que ce qui fait que les gens veulent aller dans telle ou telle spécialité est très influencé par quel patron t’as eu, quel staff t’as eu, qui était avec toi… Bon, c’était en quelle… Moi, même, c’était en quelle langue…
 
[Elina]
OK. 
 
[Alexandra]
…j’ai fait mon obstétrique-gynéco à LaSalle en français, puis pour moi… J’ai trouvé ça… 
 
[Sarah]
Tu peux plus connecter avec… 
 
[Alexandra]
Oui, je connecte plus avec les gens en français, malgré que je suis rendue pas mal bilingue, j’aime bien le dire, même si j’étais très, très francophone [rires], donc il y a de l’espoir pour ceux qui sont très francophones! Mais parenthèse… Non, oui, c’est ça, c’est vraiment, c’est tous ces facteurs-là… avec le métier aussi, puis d’aimer le… On appelle ça bread and butter, là…
 
[Sarah]
Oui, c’est ça je voulais dire, moi aussi, là… [rires]
 
[Alexandra]
D’aimer la rou-… ce que tu vas voir à chaque jour, right? 
 
[Elina]
La routine, oui. 
 
[Alexandra]
Donc si t’aimes pas faire, je sais pas… En gynéco, si t’aimes pas faire des ultrasons, ou si t’aimes pas regarder, tu sais, suivre des diabètes gestationnels, fais pas obstétrique-gynécologie. Si t’aimes pas…
 
[Elina]
C’est un bon conseil, ça. 
 
[42:51] – [Sarah]
J’allais aller dans la même voie, des fois, on a une idée préconçue de c’est quoi cette spécialité-là… Au final, je pense notre choix va aller avec c’est quoi les procédures qui sont faites? C’est quoi la clientèle? Quel genre de patients que t’es appelé à côtoyer? Aussi, des personnes, j’imagine, qui t’ont supervisé, qui… On appelle ça le lifestyle, là…
 
[Elina]
Oui…
 
[Sarah]
Est-ce que tu as beaucoup de temps d’appel?
 
[Elina]
Quel genre de vie…
 
[Sarah]
Est-ce que pour toi c’est important d’avoir de la flexibilité dans ton horaire? Donc c’est toutes des choses à prendre en considération. Puis, ce qu’un médecin m’a dit par rapport à comment lui en est venu à choisir sa spécialité, c’est de se rappeler des raisons pourquoi qu’on a appliqué en médecine au début. Puis maintenant, moi, par exemple, si je regarde, l’idée que je me faisais de la carrière en médecine, ça reflète beaucoup la médecine interne, ce que je me rends compte. Fait que c’est peut-être ce qui me rejoint le plus, mais encore là, on verra dans quelques années qu’est-ce qu’est-ce que…
 
[Elina]
Qu’est-ce que ça va donner! 
 
[Sarah]
…quel choix que je vais faire! [rires]
 
[Alexandra]
C’est encore surprenant! [rires]
 
[Elina]
Je vous ai en fait même pas posé cette question-là, mais qu’est-ce qui vous a fait, comme… vouloir appliquer en médecine, dès le début? 
 
[Sarah]
Ouais…! 
 
[Alexandra]
Aïe aïe… Moi, je voulais aider les gens, surtout. J’ai, j’ai toujours trouvé le corps humain absolument fascinant, puis je le trouve encore fascinant. Tous les jours, je me dis « Ah mon Dieu…
 
[Sarah]
Ah oui! 
 
[Alexandra]
…ça, ça se passe, puis on peut faire quelque chose pour ça! », puis je trouve ça, encore aujourd’hui, là, vraiment, vraiment complètement fascinant. Mais, tu sais, d’autre part, je voulais surtout aider les gens. J’aimais le puzzle qui était le diagnostic. D’avoir quelqu’un qui rentre avec des symptômes puis de dire : « OK, on met ça ensemble, puis, fiut! Tu sais, ça… Ah! On a le diagnostic! » [rires] On peut te traiter, ou on peut pas te traiter, dépendamment, là [rires], mais je trouvais ça intéressant l’idée de diagnostic, puis l’idée d’être vraiment proche des gens, puis d’avoir une, de faire une différence dans leur vie. J’ai failli être infirmière, mais mon père m’a dit : « Non, non! Essaie Med school! » [rires] 
 
[44:48] – [Sarah]
Moi j’ai vraiment pas un parcours typique, en fait. J’ai jamais… J’ai considéré la médecine vraiment tard, en fait, j’étais au milieu de mon baccalauréat quand j’ai fait : « Ah… 
 
[Elina]
Oui.
 
[Sarah]
…peut-être que, finalement, la médecine, c’est pour moi. » Moi, depuis le secondaire, mon but c’est d’être chercheuse, de faire de la recherche – dans le milieu de la santé, par contre –, mais c’était d’accroître nos connaissances pour pouvoir aider les patients. Mais, au fur et à mesure de mon baccalauréat, je me suis rendu compte que je voulais aider les patients de plus près, puis les côtoyer chaque jour, puis vraiment faire une différence plus près. Puis j’ai toujours comme but de faire de la recherche dans le cadre de ma pratique, ce qui est aussi une option en carrière en médecine, de faire de la recherche en plus de voir les patients. Puis, dans le fond, c’est vraiment venu plus tard comme une surprise, parce que moi, croyez-le ou non, j’avais peur du sang [rires], j’avais peur des aiguilles, j’étais même pas capable de toucher au rat dans la dissection au cégep. Comme… 
 
[Elina]
C’était pas… [rires]
 
[Sarah]
…il faut vraiment se garder toutes les portes ouvertes, on sait jamais, la vie, où ce que ça peut nous emmener. 
 
[45:51] – [Elina]
C’est vrai, c’est vrai. Effectivement, on sait jamais! La vie nous a emmenées ici [rires], dans ce webinaire. 
 
[Alexandra]
C’est ça! Nous voilà! 
 
[Sarah]
Qui aurait cru! 
 
[Elina]
Qui aurait cru, exact! Qu’auriez-vous fait de différent lors de votre première année en médecine? Est-ce qu’il y a quelque chose que vous auriez fait de différent? Mais sans nécessairement… aller dans, dans la direction d’avoir des regrets, c’est pas ça la question. 
 
[Alexandra]
Hum hum. 
 
[Elina]
C’est plus comme, est-ce qu’il y a quelque chose que vous auriez fait de différent, que peut-être votre parcours serait différent aujourd’hui ou qui vous aurait aidées d’une façon ou de l’autre, ou vraiment juste rien. [rires] Ça peut être un ou l’autre. 
 
[Alexandra]
C’est dur… As-tu quelque chose? [rires]
 
[Sarah]
C’est difficile comme question.
 
[Alexandra]
C’est dur! Première année…
 
[Sarah]
Ouin, bien c’est quand même frais parce que je termine ma première année là, puis si je fais un bilan, je pense que ça a quand même bien été… [rires] Je suis satisfaite de mes résultats, puis je pense que j’ai bien réussi à équilibrer, je crois… La vie, ma vie personnelle avec ma vie d’école. Mais peut-être pas travailler, ça c’est… je dirais, ça a été mon erreur. Ne pas essayer… Non, c’est pas vrai! Si ça fonctionne pour vous [rires] puis vous avez besoin financièrement, je ne vous dirai pas quoi faire, mais pour moi, ça fonctionnait pas d’avoir un emploi…
 
[Elina]
Un emploi…
 
[Sarah]
…surtout qu’il y a d’autres options, là, pour nous soutenir financièrement, qui existent. 
 
[Elina]
Oui! [rires]
 
[Alexandra]
Petite plug! Ça existe! Super subtil! Ah, qu’est-ce que j’aurais fait de différent? 
 
[47:30] – [Elina]
Merci! [rires]
 
[Alexandra]
J’étais en train de penser, je me dis peut-être déménager plus tôt? 
 
[Elina]
OK. 
 
[Alexandra]
Ou penser à déménager, je pense que j’étais un petit peu dans le déni, dans ma première année, j’habitais encore sur la rive sud chez mes parents, c’était très loin, ça me prenait une heure et demie me rendre, donc trois heures chaque jour en covoitur-… en transport en commun. Donc ça, c’était… très lourd, puis je me disais « Non, non, j’ai pas b-… Je m’en fous, tu sais, j’étudie dans l’autobus » (ce que je n’ai jamais fait, ou deux fois, peut-être). Donc je pense que j’aurais déménagé avant. Parce que j’ai fini par déménager, pour des raisons familiales et des raisons pratiques en plein milieu du mois de janvier, dans la neige, c’était vraiment chiant… [rires] Donc, j’aurais pu, comme, penser un petit peu plus d’avance, malgré que j’y avais pensé, mais j’avais un peu peur, je me disais : « Financièrement… Ah, je vais être un petit peu comme serrée… » Mais je pense que c’est un investissement que j’aurais vraiment pu me permettre juste en termes de qualité de vie puis de paix d’esprit. Je pense que ça, comme, ça a un prix, puis j’aurais vraiment pu payer ce prix-là. 
 
[Elina]
OK, c’est un bon point. 
 
[Alexandra]
Oui, oui.
 
[Elina]
J’aime ça que vous amenez des points toujours différents. [rires] 
 
[Alexandra]
Oui, c’est ça, on se complète! 
 
[Elina]
L’une par rapport à l’autre, c’est jamais la même chose! Fait que ça vient peut-être toucher plutôt une population plus grande, c’est cool. 
 
[Alexandra]
C’est ça! 
 
[Elina]
Puis la dernière question (mon Dieu, ça passe vite, hein!). Je voulais savoir en fait, si vous aviez à recommencer (encore une fois, sans les regrets puis tout ça), que feriez-vous de différent lors de l’été qui précédait votre première année en médecine. Imaginez-vous votre premier été, en fait l’été avant votre première année… Bien, c’est plus proche pour toi! 
 
[Sarah]
Hum hum! Ouais! [rires] Partez en voyage, en vacances! 
 
[Elina]
Partez en voyage! [rires]
 
[Alexandra]
Oui, pour vrai, oui! 
 
[Sarah]
Il y a pas beaucoup de temps… Bien, avant quelques années, il y a pas beaucoup de temps où qu’il y aurait… Où vous allez avoir autant de semaines de congé, dans le fond. Donc si c’est quelque chose qui intéresse… Je pense que ce serait une bonne idée. 
 
[Elina]
Partir. 
 
[Sarah]
Oui. Partir en… Mais, c’est ça, si c’est quelque chose qui vous intéresse. Puis c’est aussi quelque chose qui rejoint… que on peut mettre sur notre CV, tout à fait, puis qui peut rejoindre les gens en entrevue aussi : « Ah… j’ai fait telle hike au Pérou », puis peut-être que l’intervieweur aussi l’a fait, puis c’est un point… que vous pouvez discuter, donc… 
 
[Elina]
C’est un point en commun! [rires]
 
[Sarah]
Écoute, écoute…! Ouais! 
 
[Elina]
Qu’est-ce que tu avais fait toi, la première… l’été avant le…
 
[Sarah]
La même chose que je fais cet été… Je, j’apprends pas de mes erreurs! Je fais de la recherche cet été. 
 
[Elina]
OK! Intéressant, intéressant. 
 
[50:05] – [Sarah]
Oui, oui, parce que je veux faire de la recherche, donc c’est une autre chose que je veux faire. Mais on peut pas tout faire, donc… Il faut prendre des… faut faire des choix. 
 
[Elina]
Oui, oui… T’aurais fait le voyage où? Avant le... Avant de commencer? 
 
[Sarah]
Euh…! [rires] Très difficile, parce que je veux aller partout, mais j’aurais probablement fait l’Europe. 
 
[Elina]
L’Europe? 
 
[Sarah]
Oui. 
 
[Elina]
Donc, conseil pour les gens qui nous écoutent : partez en voyage! 
 
[Sarah]
Ouais! [rires] 
 
[Elina]
Il faut avoir les sous, évidemment. 
 
[Sarah]
Ouain… Bien, ça aussi c’est une des raisons pourquoi je l’ai pas fait, mais avec le recul, je l’aurais fait. [rires]
 
[Elina]
Un peu plus loin pour toi? 
 
[Alexandra]
Pardon? 
 
[Elina]
Les trois ans, de l’été avant le premier…
 
[Alexandra]
Bon. Mais… je m’en rappelle bien…
 
[Elina]
Oui, OK! 
 
[Alexandra]
…je m’en rappelle bien, parce que moi j’ai voyagé! [rires] Oui, moi, je suis partie au Vietnam… J’étais censée être avec des amis, finalement j’ai fini par partir seule, puis c’est une des meilleures décisions que j’ai jamais faites. Donc, j’encourage les gens non seulement à partir, mais aussi s’ils sont… tu sais, s’ils ont les guts pis s’ils sont intéressés à partir en voyage seuls, moi j’ai vraiment, vraiment aimé ça, on rencontre plein de gens, pis je trouve que ça a quasiment bien fait un pont vers ma première année de médecine, parce que je connaissais personne, puis en voyage, je connaissais personne non plus, donc c’était… Ça a pratiqué mes… mes skills sociaux! [rires] Mais, sans blague, oui, partir en voyage, puis je pense que dans ma… l’année d’après, je suis aussi partie en voyage, donc, comme, les deux années, j’ai fait ça, puis je… Je le regrette pas du tout. Peut-être que j’aurais pu faire de la recherche, peut-être que j’aurai une ligne de moins dans mon CV, mais en même temps, je suis contente de juste avoir pas pensé à la médecine, puis juste d’être partie, là. Ça vaut la peine. Puis il y a moyen de faire ça économique! 
 
[Sarah]
Oui…
 
[Alexandra]
Ça dépend où on va, mais… 
 
[Sarah]
…en Asie, oui. 
 
[Alexandra]
…il y a moyen! 
 
[Elina]
En Asie, oui… 
 
[Alexandra]
En Asie, en Afrique, c’est possible… 
 
[Elina]
C’est juste long, c’est juste loin. Mais c’est loin un peu partout, finalement! 
 
[Alexandra]
Exact, oui! [rires]
 
[52:00] – [Elina]
Bien, croyez-le, croyez-le pas, on est arrivées à la fin du webinaire. C’est fini…! Je vous remercie vraiment beaucoup d’avoir été… avec moi ce soir. Il fait encore jour, je suis pas encore habituée qu’il fasse soleil avant huit heures ou neuf heures. Moi, je suis super contente que j’ai eu des versions différentes, puis j’espère que les gens qui vont regarder le vidéo vont avoir aussi un peu, en fait, un aperçu… différent de qu’est-ce que ça veut dire, mettons, un aspect par rapport à la vie en médecine pour une personne versus l’autre. Et puis qu’ils soient pas découragés, qu’ils soient encore plus encouragés de bien commencer, de bien partir l’année. 
 
Puis je vais vous poser une autre question, et la finale : vous avez un seul conseil à donner à quelqu’un qui débute cette année, c’est quoi? 
 
[Sarah]
Un conseil… 
 
[Elina]
Imaginez-vous que c’est votre meilleur ami ou votre meilleure amie… 
 
[Alexandra]
Wow… 
 
 [Elina]
…qui commence cette année. Vous lui dites quoi? Je me sens vraiment comme dans Tout le monde en parle! [rires]
 
[Alexandra]
Oui, je suis comme… La question qui tue! [rires]
 
[Elina]
La question qui tue!
 
[Alexandra]
Merde… Wow… Euh… [pause] Je veux pas être redondante non plus, tomber dans les clichés, là… Je le sais pas trop.  
 
[Elina]
N’importe…
 
[Sarah]
Avoir du fun? Parce qu’on a parlé beaucoup de stress, de prendre du temps libre, justement… Mais au final, j’ai quand même du plaisir à apprendre, tout ça, je trouve ça vraiment intéressant, donc… Ouais. 
 
[Elina]
Ayez du fun. 
 
[Sarah]
Ouais, avoir du fun. 
 
[Alexandra]
C’est vrai, c’est vrai. Pour vrai : en profiter, parce que ça va vite…
 
[Sarah]
Ça passe vite. 
 
[Alexandra]
…ça va vraiment vite. Puis de s’entourer de gens, honnêtement. Moi, ça pour moi c’est ma clé, là. Puis, même quand on pense qu’on est la seule personne à se sentir d’une telle manière, on réalise que c’est pas le cas. C’est cliché, mais c’est vrai, puis on en parle pas assez, donc…  
 
[Elina]
Donc, ayez du fun, puis entourez-vous des bonnes personnes. 
 
[54:09] – [Alexandra]
Oui. Utiliser ses flex days! Puis ses sick days. Donc…
 
[Elina]
Les dates flexibles? 
 
[Sarah]
Ce que je n’ai pas fait, du tout! [rires] 
 
[Alexandra]
Ouais! C’est vrai! [rires] 
 
[Elina]
C’est quoi? C’est les dates flexibles que vous avez? 
 
[Alexandra]
Oui. Fait que, on appelle ça… Il y a des flex days – je vais wrap up un petit peu rapidement, là, pour les, les besoins de la cause –, mais on a, je pense, cinq flex days, pis cinq sick days dans une année. Donc c’est des congés qu’on peut prendre. 
 
[Elina]
OK. 
 
[Alexandra]
Il y en a que c’est 42 jours à l’avance, il y en a que c’est des sick day, donc c’est comme le jour…
 
[Elina]
Le jour, hum hum. 
 
[Alexandra]
Puis, utilisez-les, juste… Trouvez des excuses, ça se fait. Ils vont vous taper sur les doigts, des fois, puis ils vont dire « Ah, là, là… », ils vont chialer un petit peu, mais honnêtement, ça vaut la peine. Il y a rien comme la santé mentale…
 
[Elina]
Oui. 
 
[Alexandra]
…et puis, c’est à ne pas minimiser. Donc si prendre une journée off, ça va…
 
[Elina]
Ça fait du bien.
 
[Alexandra]
…faire du bien : faites-le. Puis c’est pas le cours qui va manquer ou la journée clinique qui va manquer qui va faire une différence dans le docteur qu’ils vont être, donc d’utiliser les congés. 
 
[Elina]
Super important. 
 
[Alexandra]
Oui, oui. 
 
[Elina]
Merci beaucoup les filles! 
 
[Sarah]
Ça fait plaisir! [rires] 
 
[Alexandra]
Merci à toi. 
 
[Elina]
Je vais me tourner vers nos participants, puis je veux juste vous encourager d’aller sur onboardMD, de regarder le vidéo, de juste explorer un peu cet outil-là qu’on a mis en place spécifiquement pour vous. Il est gratuit. C’est complètement hallucinant à quel point que l’équipe a réussi à faire un excellent travail par rapport à tout ce que vous pouvez trouver là-dedans. Restez à l’affût aussi à l’application mobile : elle va être disponible très… dans pas long, en fait. Et puis, sur ce, on va arrêter, en fait, le webinaire avec un vidéo qu’on a pris aux MedGames, ce janvier…
 
[Sarah]
Ah, ouin?
 
[Elina]
…à Montréal. Et puis, je vous souhaite vraiment une belle journée, et à la prochaine! 
 
[56:17] [Divers interlocuteurs]
 
Je pense, la chose qui m’a surpris le plus, c’est la quantité de ressources qui est mobilisée pour qu’on réussisse. 
 
On est entourés, on est soutenus, dans le sens qu’on peut vraiment se concentrer sur nos études. 
 
Je le savais pas que les médecins étaient approchés tant que ça, là, au niveau monétaire, comment gérer leur argent, bien l’investir. 
 
Je trouve que ça… ça m’a touché beaucoup là, de voir ça. 
 
Honnêtement, je m’attendais à ce que ce soit plus complexe. 
 
J’étais sûr qu’on allait se faire bombarder de beaucoup, beaucoup d’information, puis que ça allait être vraiment difficile à tout retenir puis tout intégrer. 
 
Je m’attendais à ce que ce soit beaucoup plus compétitif.
 
Je m’attendais à ce que tout le monde soit un peu pareil, un peu tout des nerds. 
 
Je m’attendais à… à juste faire de l’étude à la journée longue, là! 
 
Les gens sont vraiment tout différents, chaque personne ont comme leurs intérêts. 
 
Tout le monde est sur le même vibe, à peu près. 
 
C’est le fun parce que tout le monde s’entraide puis ont toujours quelque chose de différent à apporter aux autres. 
 
On est vraiment entourés, puis on peut vraiment se concentrer sur ce qu’on veut vraiment faire. 
 
Il y a tout un réseau de support qui est placé à l’entour de nous, vraiment pour qu’on soit heureux dans nos études, puis qu’on performe le mieux possible. 
 
On sait qu’on va travailler ensemble plus tard, puis ça nous gêne pas de commencer à travailler ensemble aujourd’hui. Même si c’est un… des… si c’est très contingenté, les spécialités c’est difficile d’entrer, on se gêne pas pour s’entraider le plus qu’on peut. 
 
[57:25] [Fin de la transcription]

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