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MISE À JOUR SUR LA COVID-19 : Des étudiants de McGill prêtent main-forte au personnel de première ligne

Dès les premiers jours de la pandémie, nous étions presque certains d’une chose : une épreuve monumentale attendait le personnel de la santé. Et avec la fermeture des écoles et des garderies, cette épreuve s’annonçait insurmontable. Cependant, les cours et les stages cliniques étant suspendus dans toutes les facultés de médecine au Canada, les étudiants se sont retrouvés soudainement avec beaucoup de temps devant eux. Et ils ont trouvé une façon inattendue d’occuper leurs journées.

Le personnel de la santé fait partie de ces travailleurs qui ne peuvent pas nécessairement accomplir leurs tâches à distance. Bien que les services de garde d’urgence mis en place par le gouvernement provincial aient quelque peu allégé la pression, ils ne répondaient pas aux besoins d’une grande partie du personnel de la santé qui travaillait tard le soir ou tôt le matin. Un message sur Twitter, publié par un étudiant de la Faculté Schulich de London, en Ontario, a inspiré des groupes d’étudiants en médecine partout au pays. Ceux-ci se sont mobilisés pour offrir de l’aide, et surtout du répit, au personnel de la santé.

Conscients de l’horaire exigeant de ces travailleuses et travailleurs, pour qui, outre la garde des enfants, les tâches quotidiennes les plus simples comme faire l’épicerie ou promener le chien devenaient quasiment impossibles, des étudiants de McGill se sont mis en tête de remédier à la situation. Le 24 mars, un groupe composé de quatre étudiants, Zoe O’Neil, Laura Pinkam, Anne Xuan-Lan Nguyen et Adamo Donovan, a publié un formulaire d’inscription; ils cherchaient des professionnels de la santé qui avaient besoin d’un coup de pouce ainsi que des étudiants de programmes de formation en santé qui se porteraient volontaires pour les aider. Le groupe s’est efforcé de jumeler des volontaires avec des professionnels de la santé en fonction de leurs besoins, de la proximité et de la langue en s’assurant de leur fournir exactement le type d’aide souhaité.

La réponse a été immédiate et, surtout, au-delà des attentes. Plus de 80 étudiants de sept universités se sont portés volontaires, et plus de 50 professionnels de la santé ont fait appel à leurs services. Certains jours, il y a eu même plus de six demandes. Certains professionnels voulaient juste profiter de quelques heures libres le soir, alors que d’autres avaient impérativement besoin que quelqu’un prenne le relais à la maison pendant un quart de travail prolongé. L’initiative a eu un impact majeur non seulement sur les étudiants bénévoles et les professionnels de la santé qu’ils épaulaient, mais aussi sur les patients. Grâce à cet effort collectif de soutien, le personnel de la santé a pu continuer d’offrir des soins de qualité aux patients.

L’importance d’un tel soutien transparaît dans les témoignages de reconnaissance que le groupe a reçus de la part de la communauté médicale, à Montréal comme ailleurs. Compte tenu de la réponse massive et de la volonté indiscutable des étudiants en médecine de différentes disciplines de prêter main-forte (sans oublier l’ampleur des besoins à combler), le groupe est en train d’explorer la possibilité d’élargir l’étendue des services offerts, notamment en venant en aide au Centre McGill d’études sur le vieillissement. Le groupe a jusqu’à présent jumelé douze étudiants volontaires avec plusieurs personnes âgées vulnérables servies par le Centre. Les étudiants les appellent une fois par semaine dans le cadre d’une stratégie de lutte contre l’isolement social.

Les étudiants qui ont lancé cette initiative ont depuis repris leurs cours en ligne, mais ils continuent d’aller de l’avant dans l’espoir de trouver un équilibre entre les longues années qu’ils consacreront à leurs études en médecine et le travail essentiel qu’ils peuvent accomplir dans l’immédiat.