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MISE À JOUR SUR LA COVID-19 : une offre lancée par des étudiants de l’Université Western devient virale

Au cours des derniers mois, le terme « viral » a repris son sens original. N’empêche que, malgré la pandémie, les publications sur les médias sociaux continuent de se propager rapidement – et, dans le cas d’un gazouillis d’une étudiante de l’école de médecine Schulich, d’avoir des conséquences positives pour des travailleurs de la santé.

Lorsque Yashoda Valliere a proposé sur Twitter l’aide de la cohorte 2020 de Schulich, elle espérait joindre le plus de travailleurs de la santé possible dans la région de London-Windsor. À ce moment-là, la pandémie empirait, et les médias commençaient à rendre compte de l’épuisement des médecins et des infirmiers en Italie. Les étudiants ont compris que les médecins et infirmiers du Canada auraient besoin de soutien.

« Tout est allé très vite », explique Rebecca Barnfield, une étudiante de quatrième année à Schulich qui a lancé l’initiative, de concert avec ses collègues Yashoda Valliere, Nadeesha Samarasinghe, Montana Hackett, Gali Katznelson, Chris Zhang et Jess Garabon. « Nous avons immédiatement reçu un flot de réponses sur Twitter et Facebook, ce qui nous a obligés à mieux nous organiser. Nous avons créé un formulaire sur Google qui a servi à jumeler les étudiants bénévoles aux travailleurs de la santé selon leur expérience, leur lieu de résidence et leur disponibilité. »

Au début, lorsque les écoles et les garderies ont fermé, les travailleurs avaient surtout besoin d’aide avec leurs enfants. Par contre, ils sont rapidement devenus de plus en plus sollicités et ont commencé à demander de l’aide pour faire les courses ou s’occuper de leur animal de compagnie. Leur réaction n’est pas la seule chose qui a surpris nos bénévoles : des groupes d’étudiants en médecine qui souhaitaient mettre sur pied des initiatives similaires se sont aussi mis à leur écrire de partout au pays.

« Dans les 24 heures, nous étions en contact avec des groupes de l’Université de Toronto, de l’Université McMaster et d’ailleurs. La Fédération canadienne des étudiants et des étudiantes en médecine nous a apporté son soutien et fourni des ressources. Les étudiants en médecine sont tissés serrés, alors le mot s’est vite passé à partir de ce moment-là. »

Même si certains étudiants en médecine sont au front de la lutte contre la COVID-19 et font du retraçage de contacts pour les autorités sanitaires locales, par exemple, bien d’autres se sentaient impuissants dans les premières semaines du confinement. « En tant que médecins et ambassadeurs en devenir, continue Rebecca, nous sommes tous pas mal déterminés à contribuer au bien-être de la collectivité où nous vivons ou étudions. Lorsque les cours et les stages cliniques ont été annulés, nous nous sommes retrouvés avec du temps sur les bras et un besoin intrinsèque d’aider les gens autour de nous. Mais comme nous n’avons pas encore de permis d’exercice, nous avons dû trouver d’autres moyens de contribuer au système de santé. »

Au fur et à mesure que la pandémie a évolué (et continue d’évoluer), les besoins des professionnels de la santé en ont fait autant. « L’initiative a vu le jour au moment où les écoles fermaient et que les autorités de la santé publique commençaient à prendre des mesures contre la COVID-19 – bref, lorsque tout le monde cherchait encore ses repères. Nous savions dès le départ que notre façon de mobiliser les étudiants en médecine n’était pas nécessairement une solution à long terme. »

Et même si l’initiative de l’école Schulich a fait son temps (les cours ont repris, quoiqu’en ligne, et d’autres solutions existent pour aider les travailleurs de la santé à gérer leur quotidien), elle a tout de même contribué à lancer un mouvement chez les étudiants en médecine qui se poursuit encore aujourd’hui un peu partout au pays.