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Été et pandémie : quoi faire quand on étudie en médecine?

Comment bien profiter de l’été en cette époque sans précéden

L’an dernier, nous avons abordé le dilemme estival des étudiants en médecine : se la couler douce ou se préparer pour la prochaine année scolaire? En fait, ça dépend de la situation de chacun.

Chacun gère ses études comme il l’entend, et ce qui fonctionne pour l’un (se promener pieds nus dans l’herbe ou prendre un verre sur une terrasse avec des amis) peut ne pas convenir à d’autres (comme ceux qui mettent les bouchées doubles en prévision de leur première année d’étude ou ceux qui passent de leur deuxième à leur troisième année de médecine). Le fait est que peu importe où vous en êtes dans vos études, l’été est souvent plus porteur d’angoisse et d’incertitude que de paix et de sérénité. Et cet été pourrait, plus que jamais, apporter son lot d’angoisse.

Tant de choses se sont passées en si peu de temps. Même si une course contre la montre est engagée dans les écoles pour s’adapter à la situation, la réalité quotidienne des études semble bien loin, même si septembre est déjà à nos portes. En plein cœur de la tourmente, comment ne pas perdre de vue votre objectif sans craquer? Il ne semble pas y avoir de réponse facile. La façon dont vous choisirez de passer le reste de l’été pourrait vous aider à vous adapter à la nouvelle normalité, quelle qu’elle soit.

Vous pourriez être surpris d’apprendre que la plupart des conseils que nous vous avons donnés l’an dernier sont toujours d’actualité et qu’ils pourraient vous aider à voir les choses d’une façon qui vous convient. Les voici :

Trouver le juste équilibre

Comme plusieurs de vos consœurs et confrères, vous êtes probablement animé par deux envies en apparence contradictoires. D’un côté, vous voulez réussir, performer et faire des progrès professionnels; mais d’un autre côté, vous ressentez aussi le besoin de mieux connaître le monde qui vous entoure, de vivre de nouvelles expériences et de vous accorder un repos mental et physique bien mérité. Ces deux envies ne sont pas toujours compatibles, et la pandémie de COVID-19 nous le rappelle allégrement. Vous aimeriez offrir votre aide, mais pourriez vous aussi avoir besoin d’aide. Vous souhaitez vous sentir utile, mais pourriez avoir besoin de prendre vos distances pour protéger votre propre santé mentale. Ce qui importe, c’est d’être honnête avec vous-même. Faites le bilan de votre santé mentale et physique. Si vous ressentez de la fatigue ou du stress, ou si vous vous sentez débordé, l’été pourrait être le moment idéal pour vous recentrer et refaire le plein d’énergie. 

Savoir dire non à certains projets 

Il est vrai qu’en participant à un projet de recherche estival ou en vous portant bénévole dans le cadre d’un programme (comme bon nombre de ceux qui ont fait leur apparition durant le confinement), vous vous rapprocherez d’autres étudiants et de vos professeurs et, par le fait même, étofferez aussi un peu votre curriculum vitæ. Mais sauf si l’occasion est vraiment unique ou si le projet correspond à une de vos passions, vous devriez peut-être vous abstenir. Demandez-vous si ce projet vous attirerait autant même s’il n’avait aucune chance de faire avancer votre carrière? Dans l’affirmative, vous passerez l’été à faire ce que vous aimez. Toutefois, si le projet ne vous emballe pas totalement, peut-être devriez-vous plutôt profiter de l’été pour vous accorder un peu de repos.

Prendre de bonnes habitudes

Vous pourriez avoir remarqué, dans ce tourbillon qu’est votre vie quotidienne, qu’une seule chose vous procure un sentiment de stabilité : vos habitudes. Le chaos et l’incertitude dans lesquels nous ont plongés la pandémie peuvent avoir chamboulé votre routine, mais toutes ces choses que vous faites ou essayez de faire chaque jour (activité physique, saine alimentation, méditation pleine conscience) constituent autant d’habitudes vitales qui vous aideront à passer au travers de cette période des plus étranges en demeurant sain d’esprit. À mesure que la situation évolue, vous devrez improviser dans pratiquement tous les aspects de votre vie. Pourquoi ne pas profiter de l’été pour permettre à vos neurones de s’adapter et bien ancrer des comportements sains avant que le chaos ne s’installe dans votre vie?

Vivre ses rêves, maintenant

Il serait tentant de croire que quarantaine et confinement riment avec temps libre. C’est peut-être vrai pour certaines personnes, mais pour d’autres l’anxiété et le stress générés par la pandémie les empêchent de s’adonner à des passe-temps, d’apprendre de nouvelles choses ou encore, d’être productifs. Le fait est que, le monde tentant d’aller de l’avant, le moment n’aura jamais été aussi bien choisi pour faire le saut et essayer ce qui vous faisait envie depuis longtemps. En effet, le temps, l’argent, voire un vaccin universel, ne faciliteront pas nécessairement votre décision de faire ces choses. Votre vie de médecin sera tout autant parsemée d’obstacles que votre vie d’étudiant en médecine. Par conséquent, si vous le pouvez, vivez vos rêves maintenant.

Faire appel à la sagesse de l’expérience 

Il se peut que votre première année d’études en médecine soit l’expérience pédagogique la plus intense de votre vie. Vous n’aurez probablement jamais été aussi occupé de votre vie. Vous entendrez aussi souvent que l’été entre la première et la deuxième année de votre programme est le « dernier été » normal de votre vie, car vous serez ensuite aspiré dans l’univers de la médecine où les vacances estivales ne sont plus qu’une vue de l’esprit. Il vaudrait mieux oublier que l’expression « dernier été » normal désigne à présent quelque chose d’effrayant pour vous concentrer plutôt sur votre santé mentale, qui devrait toujours être votre priorité absolue. Il importe de ne jamais perdre de vue votre passion pour la médecine malgré le lourd fardeau que vos études vous imposeront. N’oubliez pas que vous avez choisi de faire ces études par amour de la profession. Donc, que vous décidiez de vous reposer, de faire de la recherche, de rénover votre maison ou de trouver votre équilibre dans cette nouvelle réalité, assurez-vous que votre choix vous aidera au bout du compte à devenir le médecin que vous souhaitez être.